Mardi 17 juin 2008
Bébée et moi avons testé des jeux pour aveugle, des fauteuils roulants, les membres de la Fédération Française de Handicap ont généreusement mis les participants à l'aise, le génant est devenu drôle, le temps de quelques heures. Bébée touche hommes, femmes, bénéficiaires par sa grâce et ses sourires, Elle vole avec ses ballons, gazouille et anime le lieu de ses rires, trop petite pour emmener tous les cadeaux qu'ont lui distribue.
Petit arrêt par les bureaux pour se désaltérer avant de partir, un homme entre d'un pas alerte et les bras chargés, il stoppe dans son élan, les mots suspendus et le regard figé. Le temps s'arrête pour quelques secondes. Je m'enferme vite puis sortir en trombe. Ca ne peut être que meeticboy roi du lapin.
Sur msn quelques jours plus tard, il cherche à se faire pardonner, d'autant plus coupable d'être tombé sous le charme d'une maman et de sa petite fille, sans nous avoir reconnues...
par malicelasouris publié dans : Quotidien mouvementé. communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Dimanche 15 juin 2008
Une minuscule fillette en manque de papa trouve un papa géant en manque de son fils. Rencontre sur une plage du Calvados, coup de foudre immédiat, elle se colle à lui avec défit et refuse les bras de sa mère. Chez lui il y a des montagnes de jouets qui deviennent les siens ce jour là. Il revit de voir les objets se réveiller, des babillages dans sa demeure. Sortent les biberons, couches oubliées et assiettes colorées, DVD, pelles, balançoires, siège vélo et ballons gonflés. Peu de place pour peut-être de nouveaux amoureux, mais grand espace pour une petite Charlotte aux fraises un jour de fête des pères.
par malicelasouris publié dans : Des rires et des soleils. communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Vendredi 13 juin 2008
Meetocboy a d'intéressant d'organiser une manifestation Handisport. Ca tombe bien, il faut que je travaille sur la loi de février 2005, concernant la favorisation  de l'accessibilité aux personnes sujettes à un handicap. Sujettes, sujets en fauteuil, dépendants mais autonomes, un peu, beaucoup, pas du tout.  Meeticboy absent, je me plonge dans une réalité que je ne connais que sur le papier, ou si peu. Sourire figé et jambes culpabilisantes, je me sens voyeuse, provocante, déplacée. De site à site je me rassure, je peux, moi aussi si je le souhaite, me parer de diminution de mes possibilités pour m'amuser, car à l'instant il me manque le rire, de la dérision, je suis en minorité, perdue, ignare, grave et effrayée, presque.
J'ai un gros travail à fournir, pour comprendre, me familiariser, appréhender, dépasser, gérer avec aisance, retrouver mon humour qui en a aidé tant d'autres.
Meetocboy brille par son absence, je plante le rendez-vous au bout d'une heure, ma blessure de célibataire est en l'instant futile. Le plus handicapé n'était  pas celui que je croyais.
Demain je reviens pour m'imprégner et mieux en parler, de ce qu'on n'ose pas regarder, parce que nous ne sommes pas à l'abri.
par malicelasouris publié dans : Quotidien mouvementé. communauté : Célbat'tants
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Jeudi 12 juin 2008
Elle sort du Sauna brûlante, la douche n'y change rien. Son corps entier se consume de tristesse, de désir mal attribué. Je suis attiré depuis toujours lui a t'il dit, elle refusait ses avances pour ne pas être consommée par ses blessures de celui qui a été quitté. Plus mûre et plus sûre, elle a joué de son charme et de son assurance, elle avait envie de faire l'amour, il s'est présenté à elle, séduisant et charmant, avenant et calinant. Elle a lutté un peu, jusqu'à ce que ses mains soient prisonnières des siennes, pour glisser dans son lit, souriante et d'humeur avenante. Elle est partie dans la nuit et elle a horreur de ça.
Il se dit  prêt à l'accueillir sans lui faire peser ses peurs. Elle lui propose un après-midi couette un jour de grisaille. J'ai trop de boulot répond il, lui qui se targue de son temps libre.
Elle a chaud d'une nuit ou il est parti trop vite, sa honte l'a poussé à la chasser lorsqu'elle voulait le gater. Prisonnier de sa performance, il refuse sa présence. Lui qui se dit amant aux prouesses attachantes a perdu la face devant son audace.
Elle a juste envie de caresses fraîches, aérées de spontaneité, pas de corps à corps ou suinte encore une addition à payer.
par malicelasouris publié dans : Narcissisme, Hédonisme, Epicurisme... communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Mercredi 11 juin 2008

Vous travaillez ici demande t'elle quand il est plongé dans le journal du matin, non je viens juste le midi. Elle comprend qu'il fait partie des usagers et ça ne change rien. Il est terriblement séduisant, sa voix chantante l'enchante, Ulysse c'est elle au coeur des sirènes, sous le charme de ses allusions explicites. Dans ses rêves elle le rencontre. Ils s'aiment avec évidence, s'enlacent avec grâce et harmonie, unis dans l'érotisme, fusionnés en Lotus, les bouches soudées et les sexes enboités dans une danse parfaite. Ils se croisent et se toisent avec complicité, se parlent avec timidité, se séduisent avec tranquilité. Les rires fusent et la sensualité se diffuse.

Pourtant c'est impossible, lui et sa maladie, elle dans sa normandie, ils sont proches trop loin dans leur vie et par la géographie.

Pourtant, elle le rejoint sous le pommier avant de partir. Agenouillée elle frôle son épaule et lui glisse son rêve. Les fleurs sont belles, on les cherche mais ils restent cachés dans le silence du désir puissant, avares de mots, riches de signaux. Ils s'embrassent sous la fenêtre à l'abri des regards, 14 ans en miroir.

Promenade sage insuffisante, c'est à deux qu'ils veulent être, tant pis pour les interdits, isolés ils veulent se rapprocher.

Rendez-vous du soir les mots, la musique et les rires comblent des conventions dérisoires.

Son rêve commence, sa réalité devient puissance, il lit en elle comme il la déshabille avec adresse, la devine et la comble de caresses, il donne avec reconnaissance, elle oublie et se livre avec aisance.

Nuit magique, nuit magnifique, leurs univers se lissent pour ne faire qu'une dimension, amour ou passion, insensé ou écrit sans pouvoir être détourné au réveil la parenthèse se referme, intemporelle et si belle, de retour dans leur monde, la vie ne sera plus la même.

par malicelasouris publié dans : Esprit passionné, esprit vivant. communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Mardi 10 juin 2008
"Savoir aimer" succède à "Just keep me hanging on" dans la lecturé alléatoire du MP3. Il est 10 heures et j'ai envie de faire l'amour. Peut-être bien que je vais harponner un médecin dans les couloirs de l'hopital, un que je fixerais d'un regard brûlant avant de l'entrainer dans un recoin. Celui qui me reçoit me félicite de mes progrès, pas assez sexy pour que je ferme le bureau à clefs. Je verbalise. J'ai envie de sexe, mais plus n'importe comment, ni avec n'inporte qui, plus pour combler des vides ni fuir ma solitude. Avais je du plaisir avant? Pas vraiment, mécaniquement oui, intellectuellement oui, émotionnellement venait foutre le bordel et noyer le désir dans des attentes inassouvies. Jamais contente, salie, encore plus seule. Maintenant ça va docteur, oui j'ai des orgasmes. Docteur se tasse dans sa chaise le regard de travers, je suis déçue presque de sentir son trouble, mais plutôt satisfaite aussi. C'est pas bien et je m'en fous. D'ailleurs, pourquoi je m'en ferais puisque je n'ai jamais su cueillir un homme juste par envie en mode express. Docteur est à l'abris, désespérée je fus, mante je ne serais pas.

Je veux juste que tu me lâches pour que je puisse aimer. Mon MP3 a l'enchainement spirituel. Je ne veux pas d'homme pour une gymnastique, je veux juste un partenaire particulier.
par malicelasouris publié dans : Narcissisme, Hédonisme, Epicurisme... communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Mardi 29 avril 2008
Etre une femme libérée, c'est pas si facile...
Bon, il y a eu du changement chez OB et je me perds dans mon clavier, nouvelles fonctions, nouvelles polices, va bientôt falloir présenter son diplome pour écrire un blog.
Les peurs de la rentrée en formation sont casées, j'ai retrouvé un rythme de glandouillou entre  loulous, sports, cours...et les hommes. Ben oui, j'ai rajouté ça à mon emploi du temps plutôt que de surfer y compris dans mes rêves et je me tate entre les ordres ou le couvent...Si seulement ma libido me foutait la paix,  les vendeurs de chocolat seraient en faillite sans ma contribution.
Pas grand chose à dire à ce blog qui part à l'abandon et l'accepte mieux que moi, si ce n'est que je pleurais moins quand j'écrivais...mais je riais moins aussi, alors, plus vivante la souris? pas encore moi même mais en train de virer ma carapace, je fais comme je peux pour mener ma vie sans costume d'amazone, mais je ferais jamais sans monture en fière sagittaire.

Je dis n'importe quoi et c'est tant mieux ou tant pis, délirante sans illicite, faut assumer.

Ma fille a fait son premier vrai pipi sur le pot, et juste ça ça valait une note.
par malicelasouris publié dans : Quotidien mouvementé. communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Lundi 24 mars 2008
La souris a du boulot, du vrai qui fait chauffer les cellules grises. Oh oh, pas du métro boulot dodo, faut pas rêver quand même, non une formation à la porte et un stage dans le jardin presque. Pas de nécessité de voiture si ce n'est pour le confort, de fait, la souris est écolo, ça rattrape les fois ou elle ne sait pas trop comment recycler les couches presque pas sales.
Ca va bien dans la vie de la souris, il est loin le temps ou la vie était lourde comme le plomb d'une dépression. Elle retrouve les sourires, le gout du sport et des amis.
Coté coeur c'est pas encore ça, les fantomes trônent au fond de sa mémoire et éjecte les prétendants à peine le dernier souffle de plaisir prononcé.
Mais quand même, ça va pas mal et ça c'est bien.
par malicelasouris publié dans : Super Maman. communauté : Célbat'tants
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Mardi 19 février 2008
La dépression chassant tout sur son passage, je remettais tout en question, ma capacité, et surtout, ma volonté à aider des personnes en besoin d'écoute et d'attentions. A mon tour je devenais celle qui avait besoin d'être au centre des intérêts, qui devait laisser s'exprimer des souffrances retenues trop profondemment et surtout depuis longtemps. Ceux pour qui j'existais devenaient mes ennemis, des sucsceptibles de me prendre de l'énergie ou de monopoliser l'attention. Laisser des amis s'épancher m'épuisait et me laissait face à un vide encore plus béant. Au fond du ravin, du sous-sol ou bien encore avançant dans un tunnel sans lumière, j'ai un jour vu les points clés et forts de ma vie me tendre des cordes, m'éclairer un peu. Je me suis alors accrochée, remontant comme je le pouvais et comme mon inconscient me le permettait vers le positif. Force était de constater que j'étais loin d'être aussi seule que je pouvais le penser, que la plus grande barrière était en moi. Aujourd'hui, le retour de cette descente infernale est devenu un atout, celui de qui a vécu pour mieux comprendre, et tendre encore mieux la main, avec une meilleure connaissance de soi et de ses possibilités.
par malicelasouris publié dans : Méditation. communauté : Célbat'tants
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Lundi 18 février 2008
Elle  ne comprend rien aux quarantenaires, ou plutôt, elle tend à  penser qu'il sont désespérés. Elle n'en connait pas qui ne pestent pas contre l'ex et les pensions, d'autres qui vivent sur les ruines d'un amour raté, ou encore des qui se sont noyés dans le travail pour oublier que leur coeur saigne en amour. Pire, il en est qui roucoulent des mots d'amour à leur légitime et s'envoyant au 7ème ciel avec d'autres qui les attendront toujours. Les femmes libres sont fascinantes par leur apparente légèreté et vie sexuelle assumée, pas besoin de payer le resto, elles ont leur situation et leur fierté bien ancrée. Que sommes nous pour ces hommes? héroines de "Sex and the City", courtisées et désirées, mais si seules devant un quotidien tout aussi difficile que peu de nos congénères masculin savent affronter. Ils leur demandent de les aimer, les rassurer, de les faire se sentir puissants, de les écouter, de leur rendre une dignité affective qu'ils ignorent ou ont oublié. Quand elles se montrent sûres d'elle ont les pense fortes et sans besoin, elles s'appuient alors pour trouver leur force sur leur amies fidèles, leurs délicieux homos et quelques autres hommes délicats dont l'amitié est si précieuse qu'elle ne peut se noyer dans une histoire.
par malicelasouris publié dans : Sur le marché du célibat. communauté : Célbat'tants
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