Mercredi 11 juin 2008

Vous travaillez ici demande t'elle quand il est plongé dans le journal du matin, non je viens juste le midi. Elle comprend qu'il fait partie des usagers et ça ne change rien. Il est terriblement séduisant, sa voix chantante l'enchante, Ulysse c'est elle au coeur des sirènes, sous le charme de ses allusions explicites. Dans ses rêves elle le rencontre. Ils s'aiment avec évidence, s'enlacent avec grâce et harmonie, unis dans l'érotisme, fusionnés en Lotus, les bouches soudées et les sexes enboités dans une danse parfaite. Ils se croisent et se toisent avec complicité, se parlent avec timidité, se séduisent avec tranquilité. Les rires fusent et la sensualité se diffuse.

Pourtant c'est impossible, lui et sa maladie, elle dans sa normandie, ils sont proches trop loin dans leur vie et par la géographie.

Pourtant, elle le rejoint sous le pommier avant de partir. Agenouillée elle frôle son épaule et lui glisse son rêve. Les fleurs sont belles, on les cherche mais ils restent cachés dans le silence du désir puissant, avares de mots, riches de signaux. Ils s'embrassent sous la fenêtre à l'abri des regards, 14 ans en miroir.

Promenade sage insuffisante, c'est à deux qu'ils veulent être, tant pis pour les interdits, isolés ils veulent se rapprocher.

Rendez-vous du soir les mots, la musique et les rires comblent des conventions dérisoires.

Son rêve commence, sa réalité devient puissance, il lit en elle comme il la déshabille avec adresse, la devine et la comble de caresses, il donne avec reconnaissance, elle oublie et se livre avec aisance.

Nuit magique, nuit magnifique, leurs univers se lissent pour ne faire qu'une dimension, amour ou passion, insensé ou écrit sans pouvoir être détourné au réveil la parenthèse se referme, intemporelle et si belle, de retour dans leur monde, la vie ne sera plus la même.

 

Par malicelasouris - Publié dans : Esprit passionné, esprit vivant. - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Mardi 10 juin 2008
"Savoir aimer" succède à "Just keep me hanging on" dans la lecturé alléatoire du MP3. Il est 10 heures et j'ai envie de faire l'amour. Peut-être bien que je vais harponner un médecin dans les couloirs de l'hopital, un que je fixerais d'un regard brûlant avant de l'entrainer dans un recoin. Celui qui me reçoit me félicite de mes progrès, pas assez sexy pour que je ferme le bureau à clefs. Je verbalise. J'ai envie de sexe, mais plus n'importe comment, ni avec n'inporte qui, plus pour combler des vides ni fuir ma solitude. Avais je du plaisir avant? Pas vraiment, mécaniquement oui, intellectuellement oui, émotionnellement venait foutre le bordel et noyer le désir dans des attentes inassouvies. Jamais contente, salie, encore plus seule. Maintenant ça va docteur, oui j'ai des orgasmes. Docteur se tasse dans sa chaise le regard de travers, je suis déçue presque de sentir son trouble, mais plutôt satisfaite aussi. C'est pas bien et je m'en fous. D'ailleurs, pourquoi je m'en ferais puisque je n'ai jamais su cueillir un homme juste par envie en mode express. Docteur est à l'abris, désespérée je fus, mante je ne serais pas.

Je veux juste que tu me lâches pour que je puisse aimer. Mon MP3 a l'enchainement spirituel. Je ne veux pas d'homme pour une gymnastique, je veux juste un partenaire particulier.
Par malicelasouris - Publié dans : Narcissisme, Hédonisme, Epicurisme... - Communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Mardi 29 avril 2008
Etre une femme libérée, c'est pas si facile...
Bon, il y a eu du changement chez OB et je me perds dans mon clavier, nouvelles fonctions, nouvelles polices, va bientôt falloir présenter son diplome pour écrire un blog.
Les peurs de la rentrée en formation sont casées, j'ai retrouvé un rythme de glandouillou entre  loulous, sports, cours...et les hommes. Ben oui, j'ai rajouté ça à mon emploi du temps plutôt que de surfer y compris dans mes rêves et je me tate entre les ordres ou le couvent...Si seulement ma libido me foutait la paix,  les vendeurs de chocolat seraient en faillite sans ma contribution.
Pas grand chose à dire à ce blog qui part à l'abandon et l'accepte mieux que moi, si ce n'est que je pleurais moins quand j'écrivais...mais je riais moins aussi, alors, plus vivante la souris? pas encore moi même mais en train de virer ma carapace, je fais comme je peux pour mener ma vie sans costume d'amazone, mais je ferais jamais sans monture en fière sagittaire.

Je dis n'importe quoi et c'est tant mieux ou tant pis, délirante sans illicite, faut assumer.

Ma fille a fait son premier vrai pipi sur le pot, et juste ça ça valait une note.
Par malicelasouris - Publié dans : Quotidien mouvementé. - Communauté : Chieuses et fières de l'être!
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Lundi 24 mars 2008
La souris a du boulot, du vrai qui fait chauffer les cellules grises. Oh oh, pas du métro boulot dodo, faut pas rêver quand même, non une formation à la porte et un stage dans le jardin presque. Pas de nécessité de voiture si ce n'est pour le confort, de fait, la souris est écolo, ça rattrape les fois ou elle ne sait pas trop comment recycler les couches presque pas sales.
Ca va bien dans la vie de la souris, il est loin le temps ou la vie était lourde comme le plomb d'une dépression. Elle retrouve les sourires, le gout du sport et des amis.
Coté coeur c'est pas encore ça, les fantomes trônent au fond de sa mémoire et éjecte les prétendants à peine le dernier souffle de plaisir prononcé.
Mais quand même, ça va pas mal et ça c'est bien.
Par malicelasouris - Publié dans : Super Maman. - Communauté : Célbat'tants
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Mardi 19 février 2008
La dépression chassant tout sur son passage, je remettais tout en question, ma capacité, et surtout, ma volonté à aider des personnes en besoin d'écoute et d'attentions. A mon tour je devenais celle qui avait besoin d'être au centre des intérêts, qui devait laisser s'exprimer des souffrances retenues trop profondemment et surtout depuis longtemps. Ceux pour qui j'existais devenaient mes ennemis, des sucsceptibles de me prendre de l'énergie ou de monopoliser l'attention. Laisser des amis s'épancher m'épuisait et me laissait face à un vide encore plus béant. Au fond du ravin, du sous-sol ou bien encore avançant dans un tunnel sans lumière, j'ai un jour vu les points clés et forts de ma vie me tendre des cordes, m'éclairer un peu. Je me suis alors accrochée, remontant comme je le pouvais et comme mon inconscient me le permettait vers le positif. Force était de constater que j'étais loin d'être aussi seule que je pouvais le penser, que la plus grande barrière était en moi. Aujourd'hui, le retour de cette descente infernale est devenu un atout, celui de qui a vécu pour mieux comprendre, et tendre encore mieux la main, avec une meilleure connaissance de soi et de ses possibilités.
Par malicelasouris - Publié dans : Méditation. - Communauté : Célbat'tants
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Lundi 18 février 2008
Elle  ne comprend rien aux quarantenaires, ou plutôt, elle tend à  penser qu'il sont désespérés. Elle n'en connait pas qui ne pestent pas contre l'ex et les pensions, d'autres qui vivent sur les ruines d'un amour raté, ou encore des qui se sont noyés dans le travail pour oublier que leur coeur saigne en amour. Pire, il en est qui roucoulent des mots d'amour à leur légitime et s'envoyant au 7ème ciel avec d'autres qui les attendront toujours. Les femmes libres sont fascinantes par leur apparente légèreté et vie sexuelle assumée, pas besoin de payer le resto, elles ont leur situation et leur fierté bien ancrée. Que sommes nous pour ces hommes? héroines de "Sex and the City", courtisées et désirées, mais si seules devant un quotidien tout aussi difficile que peu de nos congénères masculin savent affronter. Ils leur demandent de les aimer, les rassurer, de les faire se sentir puissants, de les écouter, de leur rendre une dignité affective qu'ils ignorent ou ont oublié. Quand elles se montrent sûres d'elle ont les pense fortes et sans besoin, elles s'appuient alors pour trouver leur force sur leur amies fidèles, leurs délicieux homos et quelques autres hommes délicats dont l'amitié est si précieuse qu'elle ne peut se noyer dans une histoire.
Par malicelasouris - Publié dans : Sur le marché du célibat. - Communauté : Célbat'tants
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Dimanche 17 février 2008
Drôle de temps entre doudoune et casquette, le costume bibendum gène la mouflette qui n'a de cesse que de faire de nouvelles prouesses. Elle marche avec de plus en plus de vitesse, tente de nouvelles galipettes, dans ses danses ajoute des pirouettes. Alors bien sûr il nous faut sortir un peu, trouver de nouveaux jeux, mais quoi entre soleil mordant ou froid aveuglant. Son énergie démultipliée lui fait oublier le bout de son nez, ses petites mains rougies que l'absence de gants endolori. Mais le soir elle n'a plus la force de me houspiller, d'imposer des "tuteté" le doigt levé...
Par malicelasouris - Publié dans : Des rires et des soleils. - Communauté : Célbat'tants
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Samedi 16 février 2008
Bientôt les municipales, on est tous en cavale. Sur le marché nos tracts on déballe, les citoyens on emballe. Mais non, je ne suis pas en manque de valentin, c'est juste que je pense que c'est bien de me lever le matin avec l'envie de faire bien. Impliquez vous, regardez autour de vous, y a plein de choses à dire, y a plein de choses à faire. Vous dites qu'on ne cesse de vous mentir, mais soyez clairs, quand notre président a des idées de dément, qu'il veut faire de nos enfants des mémorials vivants, faut pas abuser, faut pas laisser la droite s'emballer. Je porte la rose, même si on n'est pas toujours en osmose, le rose de coeur c'est dans mes valeurs.
Par malicelasouris - Publié dans : Préoccupations humaines. - Communauté : Ménagères de moins de 50 ans
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Vendredi 15 février 2008
On s'est retrouvés au "Phone House", où régnait un chien  pas du tout "Mouse". Couvrant de léchouilles ma princesse, qui de joie l'embrassait pleine de tendresse, le dogue roucoulait en bavant à la pelle, "OHHHH c'est bôôôôôô s'extasiait elle, subjuguée par la bête à qui je devais tenir tête. On s'est sauvés à la mer, j'étais pas un peu fière de conduire ma voituré préférée, la clio tant fantasmée. With no bravery pour pas reprendre mon ami et chanteur préféré, james blund l'écorché, nous avons bravé le froid essayant de pas perdre nos doigts. Romantique j'ai écumé les denières soldes, histoires d'arranger des économies pas commodes. Galant, il nous a invités au Kebab, j'aurais préféré l'indien mais sur son compte pas de rab, alors on a fait mine de rien, se régalant de loukoums et de thé à la menthe. Avec rire et d'une humeur charmante, même si mon coeur faisait pas boum, il a pris rendez-vous, peut-être pour un bisou...
Par malicelasouris - Publié dans : Sur le marché du célibat. - Communauté : Célbat'tants
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Mercredi 13 février 2008
J'ai retenu aucun crétin,
Ch'suis toute seule le matin,
Renvoyé trop tôt,
Ou pas rencontré quand il faut,
J'ai pas trouvé le charmant
qui ce jour sera présent. 
Adieu dentelles et satin,
pour moi de travers le matin,
ni champagne ni je t'aime,
ni bijoux ni poèmes,
sauf bien sûr le mien,
mais j'positive bien,
vaut mieux être toute seule,
qu'à deux faire la gueule...


Par malicelasouris - Publié dans : Préoccupations humaines. - Communauté : Chieuses et fières de l'être!
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